Un coup de poignard

Un coup de poignard
Le dénouement est extrêmement cruel. D'aucuns disaient Bordeaux en grande forme. En vérité, les Girondins sont plutôt redevenus la formidable machine à fermer le jeu et à attendre la bonne opportunité qui s'était classée seconde du championnat la saison passée.

Grâce à un but d'Henrique dans les arrêts de jeu, les Girondins ont remporté la seconde Coupe de la Ligue de leur histoire au bout d'une rencontre bien terne. A vrai dire, les Lyonnais ne méritaient de s'incliner de la sorte, mais ils n'ont pas assez produit de jeu pour mériter de l'emporter.
Comme face à Rome à Gerland en Ligue des Champions, ils sont un peu passés à côté de leur sujet. Comme à Marseille en Coupe de France, ils ont craqué dans les derniers instants. Ce triste mélange offre pourtant le même résultat : l'OL n'est pas parvenu à remporter la moindre coupe de la saison.

Fiche technique
Arbitre : M. Piccirillo
Météo : Nuageux
Durée du match : 90 minutes
Spectateurs : 80000

OL
Titulaires :
Vercoutre
Abidal
Clerc 37'
Squillaci
Cris
Juninho 68'
Malouda
Toulalan
Cardoso Mendes
Fred 63' 71'
Govou
Remplaçants :
Coupet
Réveillère
Caçapa
Källström 68'
Baros 90' 71'
Benzema
Wiltord 89'

G. BordeauxTitulaires :
Rame
Henrique89
Jurietti 54
Faubert
Planus
Menegazzo
Micoud 34
Wendel 67
Mawuba
Darcheville
Chamack
Remplaçants :
Valverde
Jemmali
Marange
Alonso
Smicer
Cavenaghi
Jussie67


Imbattable à l'automne, encore engagé dans quatre compétitions au c½ur de l'hiver, l'OL n'a ce soir plus que le championnat et un historique sixième titre pour se consoler. En remportant un nouveau sacre national, Lyon rentrerait certes dans l'histoire du football français mais on doute que cette perspective satisfasse un groupe à l'ambition dévorante. Dans l'histoire, le plus triste est certainement que les Lyonnais n'ont qu'en de trop rares occasions laissé s'épanouir leur formidable potentiel. Comme un symbole, c'est Juninho qui quitta le premier ses partenaires à la 68e minute de jeu, remplacé par Kim Källström.

Il est vrai que rarement belle aura si mal porté son nom. A l'exception des vingt premières minutes durant lesquelles les Rhodaniens mirent du c½ur à l'ouvrage, cette montagne du foot français aura accouché d'une souris; une main suffisant amplement pour comptabiliser le nombre d'occasions des deux équipes en seconde mi-temps. A vrai dire, la seconde période ressembla plus à un voyage au bout de l'ennui qu'à l'affiche de rêve tant annoncée.

L'affaire semblait pourtant bien engagée pour les hommes de Gérard Houllier. Les premières minutes furent ainsi largement à leur avantage. Sidney Govou écrasa trop sa frappe du gauche (4e). Fred ne put bonifier d'une « Madjer » le centre de l'international français (11e). Le tir de Florent Malouda vint lécher le poteau gauche de Ramé (12e). Disposés dans un 4-4-2 contraignant Johan Micoud à évoluer sur le côté gauche, les Bordelais évoluèrent très bas durant les vingt premières minutes.

Toulalan inquiéta Ulrich Ramé d'une frappe puissante à 30 mètres (17e). Sidney Govou ne put cadrer sa tentative du gauche (18e) et personne ne parvint à reprendre le coup franc flottant de Juninho (19e). Les Bordelais avaient laissé passer l'orage. Retrouvant la possession du cuir, s'appuyant sur les décrochages de leurs attaquants, ils ne concédèrent plus la moindre occasion durant 25 minutes. Dans un dernier sursaut offensif, peu avant la mi-temps, les hommes de Gérard Houllier inquiétèrent le portier girondin à deux reprises. Ce dernier claqua en corner le cop franc indirect de Junhino (45e) puis capta son ultime tentative (45+1).
Au retour des vestiaires, le remplacement de Chamakh par Marange positionna les Bordelais en 4-2-3-1, permettant à Johan Micoud de retrouver un poste de meneur de jeu axial.
Les Lyonnais furent dès lors incapables de se montrer dangereux mis à part sur coups de pied arrêtés. Le corner de Juninho trouva la crane de Florent Malouda qui ne put cadrer son coup de tête (57e). Après un nouveau coup franc du Brésilien, Tiago dévissa sa reprise (67e).

De leur côté, les Bordelais réussirent la très rare performance de ne se procurer qu'une seule occasion durant l'intégralité des 89 premières minutes : à l'entrée de la surface, Faubert frappa trop à côté (61e).

La demi-heure suivante fut vierge de toute occasion ! A mesure que la fin du temps réglementaire approchait, l'inéluctable semblait prendre forme. De ces matchs où l'enjeu prend le pas sur le jeu, naissent souvent les scénarii les plus terribles et injustes. Ce troisième affrontement entre Lyonnais et Bordelais n'échappa pas à la règle. A une minute du terme de la rencontre, Micoud déposa son corner sur la tête d'Henrique (90e). Triste et injuste sanction pour Rémy Vercoutre qui n'avait jusque-là pas eu le moindre arrêt à effectuer.

Ainsi va le football, fait d'immenses déceptions à la hauteur des joies qu'il procure. Tant d'espoirs anéantis comme avaient pu naître les bonheurs les plus intenses. Les succès à venir n'en seront que plus beaux.

# Posté le dimanche 01 avril 2007 05:36

L'OL fait le plein

L'OL fait le plein
Nancy 0 - OL 3
17/03/07 - 22:05


« Abondance de biens ne nuit pas ». Vainqueurs à Nancy, les Lyonnais ont remporté bien plus qu'un succès sur la pelouse de Marcel Picot.

Une semai
ne après un match nul concédé à Gerland face à l'Olympique de Marseille (1 - 1), les Rhodaniens sont allé en Lorraine récupérer les points perdus à domicile, affichant désormais un impressionnant bilan de 36 points glanés à l'extérieur (15 de plus que Lens, également second de ce classement avec 21 unités) et un ratio de 31 buts marqués et seulement 11 encaissés.
Au pas
sage, grâce à ce succès 3 buts à 0, ils ont égalé le record de victoires à l'extérieur en championnat sur une saison et porté à 16 points leur avance sur leurs dauphins lensois. Surtout, ils se sont rassurés, à quinze jours d'un de leurs plus importants rendez-vous de la saison, la finale de la Coupe de la Ligue, le 31 mars à Saint-Denis. Une performance réalisée, qui plus est, sans quatre des traditionnels titulaires, Réveillère, Toulalan, Cris et Malouda, parfaitement suppléés par Clerc, Diarra, Müller et Benzema. De bien beaux motifs d'espoir et de réconfort, pour un groupe blessé par un terrible hiver.

Une grande équip
e s'étalonne souvent sur sa qualité à réagir dans ses périodes de doute et de « moins bien ». A Nancy, les Lyonnais ont poussé la démonstration à son paroxysme. A la 35e minute de jeu, au plus fort de la domination nancéienne, Jérémy Gavanon trouva la barre transversale de Grégory Coupet (35e). Sur le corner qui suivit, Juninho déposa le ballon sur la tête de Toto Squillaci. A l'affût aux six mètres, Milan Baros reprit victorieusement le rebond laissé par Brison sur sa ligne (37e).

Pas malheure
ux les Gones ! Au terme des quarante-cinq premières minutes, l'avantage d'un but des Rhodaniens ne reflétait guère l'emprise des Lorrains sur l'entrejeu. A l'exception de Toto Squillaci et Milan Baros, complices sur l'ouverture du score, seul Sidney Govou était en effet parvenu à inquiéter Damien Grégorini d'une reprise trop enlevée (19e) puis d'une somptueuse frappe enroulée au ras du poteau gauche du portier nancéien (33e). Grégory Coupet et ses coéquipiers pouvaient donc légitiment s'estimer heureux de rejoindre les vestiaires nantis d'un but d'avance tant leurs hôtes s'étaient montrés entreprenants et pressants. Après une entame de rencontre équilibrée, les hommes de Gérard Houllier eurent en effet le tort de trop souvent laisser l'initiative à Kim et aux siens, devant leur salut à des interventions décisives de la tête d'Alou Diarra (14e et 24e) et de François Clerc (15e). Très remuant sur le front de l'attaque, André Luiz ne parvint pas à cadrer son tir (17e) ni son coup de tête (43e) et ne put frapper le cuir, seul devant Coupet (39e). Après un slalom dans la surface, Kim força le gardien rhodanien à un arrêt décisif (37e).

Et
les Lyonnais remirent ça en seconde période ! Après avoir concédé deux frappes à Fortuné, au dessus (47e) puis captée par Grégory Coupet (55e), ils doublèrent la misent sur leur première occasion après la pause. Au terme d'un contre rapidement mené par Fred et Karim Benzema en relai, Kim Källström, entré quelques instants auparavant en lieu et place de Juninho, trompa Grégorini d'une frappe surpuissante (77e). Et Fred força le trait, confirmant un peu plus, si besoin en était, l'effrayant réalisme des Olympiens. Le Brésilien bonifia de la tête un coup franc parfaitement tiré par Källström (79e). Sidney Govou fut tout proche d'inscrire son tout premier but de la saison en Ligue 1 mais Grégorini remporta son duel face au natif du Puy-en Velay (88e).

U
n Olympique Lyonnais réaliste et capable de porter l'estocade au meilleur moment, des remplaçants décisifs dès leur entrée en jeu, la confirmation des qualités d'un groupe bien plus large que le traditionnel « onze-type », des attaquants toujours aussi en verve, un bilan comptable au beau fixe, un nouveau record : Gérard Houllier et ses hommes n'en espéraient probablement pas tant. Reste désormais à confirmer en championnat et, à très court terme, en Coupe de la Ligue, mais force est de constater qu'on peut difficilement mieux faire les choses !

Retro
uvez le résumé vidéo de la rencontre dès minuit sur OLWEB PREMIUM.

Fiche technique
Arbitre : M. Thual
Durée du match : 90 minutes

AS Nancy
Titulaires :
Gregorini
Di
akhaté (C) 45'
Le
cluse
André Luiz 5
8'
Biancalani 79'

Sauget
Brison
Gava
non
N'Guemo
Kim
For
tune

Remplaçants :
Lapeyre
Guerrier
o
Berenguer
Keita
Dia 79'
Hadji
Curb
elo

OL
Titulaires :
Coupet
Abidal
50'
Clerc
Mül
ler 26'
Squilla
ci
Juninho 63'

Cardoso Mendes
Diarra 45'
Benze
ma 83'
Govou
Baros 35' 70' 70'

Remplaçants :
Vercoutre
Bertho
d
Källström 76'
63'
Santos
Fr
ed 80' 70'
Wilt
ord 83'
Ben Arf
a

# Posté le mardi 20 mars 2007 12:21

Modifié le mardi 20 mars 2007 13:53

Nancy - OL: bilan chiffré

Nancy - OL: bilan chiffré
Les Lyonnais ont ramené leur 12ème succès de l'extérieur... Les chiffres marquants du match et ceux cumulés... l'OL a toujours la meilleure attaque et défense de la L1... et compte désormais 16 points d'avance sur son dauphin...

Les coéquipiers de Coupet ont tiré 8 fois vers la cage du gardien lorrain: 5 tirs cadrés, 3 non cadrés. 3 hors surface et 5 à l'intérieur. Les partenaires de Gavanon ont frappé 8 fois vers la cage de l'OL: 2 cadrés, 5 non cadrés; 3 tirs contrés. 4 dans la surface et 4 à l'extérieur.

Grégory Coupet a fait 9 arrêts significatifs.

L'OL a bénéficié de 22 coups francs; Nancy de 30.

4 cartons jaunes: Müller, Diarra, Abidal et Baros.

Bilan après 29 journées:

486 tirs pour l'OL dont 188 cadrés, 117 contrés et 181 non cadrés. 258 hors surface et 228 dans surface. Juninho 96 tirs (8 buts), Malouda 66 (7 buts), Carew 27 (1 but), Wiltord 28 tirs (5 buts), Fred 33 (10 buts), Benzema 20 (4 buts), Tiago 29 (4 buts), Govou 35, Toulalan 23, Källström 33 (2 buts), Cris 25 (4 buts)... Rémy 5, Squillaci 11 (3 buts)... Baros 15 (4 buts). 54 buts marqués (14 du pied gauche, 27 du droit, 12 de la tête et 1 CSC. 6 après corners (4 venus de la gauche tirés par Juninho x 2 et Wiltord et 2 venus de la droite tiré par Ben Arfa et Juninho), 8 après un centre venu de la gauche et 7 de la droite; 10 après coup franc; 5 sur coup franc (Juninho contre Troyes, Lens et OM. Fred à Lille et à St-Etienne); 2 sur penalty (Benzema à Nice et Juninho contre Sochaux); un sur une passe en profondeur; 9 après actions dans l'axe; 2 après récupération. 42 dans la surface et 12 en dehors (Juninho x 5, Baros 1, Fred 3, Malouda 1, Wiltord 1, Tiago 1). 2 penalty manqués (Juninho contre St-Etienne et Fred face à Nice).

Les Olympiens ont marqué 18 buts en première mi-temps et 36 buts en seconde période dont 20 dans le dernier 1/4 heure.

Les adversaires ont tiré 250 fois dont 89 cadrés, 55 contrés et 106 non cadrés. 135 hors surface et 115 dans surface. 23 buts (13 du pied droit, 4 de la tête, 5 du gauche et 1 CSC; 2 coups francs, 2 penalty (Sochaux et Bordeaux), 1 après une touche, 5 après coup franc, 2 après corner, 3 buts après un centre venu de la gauche; 2 sur des passes en profondeur. Sur ces 23 buts, 5 viennent de récupération de balle après une perte lyonnaise, 1 sur un contre (Valenciennes), 2 sur des tirs contrés... 4 buts hors de la surface).

563 coups francs pour l'OL et 357 pour leurs adversaires.

54 cartons jaunes: Cris 9, Tiago 7, Juninho 6, Toulalan 5, Malouda 5, Govou 3, Fred 3, Réveillère 3, Berthod 2, Baros 2, Diarra 2, Källström, Cacapa, Rémy, Ben Arfa, Müller, Abidal, Vercoutre.

1 carton rouge: Juninho

Aucun joueur n'a disputé la totalité des rencontres. 27 joueurs utilisés. Aucun joueur n'a participié à toutes les rencontres.

Mathématiquement, l'OL a 3 points de plus que la saison dernière (65 contre 62) et compte 16 points d'avance sur son dauphin, Lens, contre 9 la saison dernière à la même époque (Bordeaux).

# Posté le mardi 20 mars 2007 12:15

Modifié le mercredi 21 mars 2007 05:41

Réactions... Réactions... Réactions...

Réactions... Réactions... Réactions...
Réactions après la rencontre entre l'OL et l'OM.

Rémi Garde : Au-delà de son but, Milan Baros a fait un bon match. Il s'est montré très mobile. Il a réalisé une très bonne performance.
En
seconde période, on a reculé. On a eu du mal à tenir le ballon. On a subi le contrecoup physique et psychique de notre match de Ligue des Champions. On a eu un problème de sérénité dans notre jeu. L'OM a très bien défendu, à l'image de la Roma. En seconde période, on a eu plus de difficultés à évoluer dans leur camp.

Pape Diouf : Ce fut un très bon match. J'ai eu la satisfaction de voir mon équipe répondre. C'est satisfaisant. Mathématiquement, la victoire nous aurait fait plus de bien mais on retiendra le contenu du match dans son ensemble. Ce match nul est équitable et montre la fragilité mentale de notre équipe.

Kar
im Benzema : Ce fut un match engagé avec beaucoup de rythme, entre deux bonnes équipes. On mène 1 but à 0 et dans les dernières minutes, on prend un but. C'est difficile à accepter. C'est un match nul, pas une défaite. On a toujours treize points d'avance.

Jér
émy Toulalan : On a bien débuté la partie. En seconde période, on a un peu plus reculé. Greg (Coupet) a retardé l'échéance. C'est donc un bon point de pris. Les deux équipes méritent le match nul.

Milan Ba
ros : C'est une déception car on a essayé de bien jouer mais au final, on récolte un match nul. J'aimerais bien marquer à nouveau la prochaine fois mais avec la victoire au bout.

G
érard Houllier : Ce fut un bon match entre deux bonnes équipes .Au regard du ratio d'occasions obtenues, on méritait de l'emporter. En termes de confiance, on'a pas été suffisamment armés pour tenir le résultat mais j'ai aimé la réaction des joueurs après l'égalisation. me dans les arrêts de jeu, on s'est encore créé des occasions. Après une riode d'abattement, ce qu'il fallait, c'est se remettre dans l'action et c'était le match idéal. On est restés unis et on s'est jetés avec acharnement dans l'effort. En termes de maitrise et de solidarité, ce fut un bon match. Ce que j'ai aimé, c'est qu'il y a eu du mouvement et qu'on s'est créé des occasions de but.

Juninho : Lquipe a su agir. On a oublié llimination contre la Roma. On a eu deux ou trois occasions de tuer le match mais on n'a pas marqué. De leur côté, ils ont eu le mérite de ne pas craquer. Il y eut de bonnes choses. Il faut continuer avec beaucoup de sérieux pour bien terminer la saison.
Ce soir, c'est une saveur un peu amère mais c'est un bon point car Lens n'a pas gagné contre Sedan. Personnellement, ca va mieux. Vous savez, je suis mauvais perdant. Comme tout joueur, je rêvais de gagner la Ligue des Champions. Depuis trois ans, j'y pense. Je sais qu'en fin de compte, on a un défi important : faire le doublé.

# Posté le lundi 12 mars 2007 07:12

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:05

L'OL craque sur le fil

L'OL craque sur le fil
OL - MARSEILLE
Dimanche 11 mars 2007 - 21:00
A Lyon, Stade de Gerland

La belle entre Lyonnais et Marseillais n'aura donc pas désigné de vainqueur. Il s'en est certes fallu de peu que l'OL ne remporte ce choc entre Olympiques mais les Rhodaniens ont cédé en fin de rencontre.

Incapables de s
e mettre à l'abri au coeur de leur période de domination puis de contenir les assauts marseillais, les hommes de Géréard Houllier ont craqué dans un "money-time" qui faisait auparavant leur force. Niang et les siens sont ainsi venus leur rappeler dans leur antre que leurs adversaires hexagonaux ne leur feront pas plus de cadeaux que leurs rivaux continentaux.

S'ils n'ont pas p
erdu, contrairement à la saison dernière (défaite 2 buts à 1 contre l'OM en Coupe de France), les Lyonnais ne sont pas parvenus à s'imposer et à effacer les inquiétudes nées de leur élimination en Ligue des Champions par l'AS Rome. Seulement cinq jours après la défaite en huitièmes de finale de la compétition continentale, le partage des points concédé dans les ultimes instants a un goût étrange. Mal payés de leurs efforts, les Lyonnais pourront légitiment voir le verre à moitié vide leur rappelant qu'il ne leur aura manqué que sept minutes pour s'imposer.
Un tiens vaux mieu
x que deux tu l'auras. Se satisfaisant du verre à moitié plein, ils se contenteront avec soulagement de ce partage des points, après être passés tout proches de la défaite dans les dernières minutes.

Leur première pério
de fut pourtant bien différente de celle produite mardi contre la Roma. Si les hommes d'Albert Emon se sont créé le même nombre d'occasions que Mexes et ses partenaires, l'Olympique de Marseille n'est pas l'AS Rome. Et Cissé (28e) et Maoulida (33e), de la tête, ne sont pas parvenus pas à imiter Totti et Mancini. Plus gênant encore, ils ont cédé dès l'entame de match. Civelli dégagea dans l'axe un centre de Karim Benzema que reprit victorieusement Milan Baros à l'entrée de la surface (19e). Après deux rencontres de haute intensité contre Saint-Etienne et Rome, Gérard Houllier avait décidé d'apporter de la fraicheur à un groupe quelque peu fatigué. A la pointe de l'attaque, le Tchèque suppléait Fred avec réussite pour inscrire son troisième but de la saison en autant de titularisations.

A la
pause, les Marseillais pouvaient légitiment s'estimer satisfaits de ne compter qu'une unité de retard tant les Lyonnais s'étaient montrés entreprenants sans parvenir à bonifier leurs intentions offensives. Avec plus ou moins de réussite, Carasso avait mis en échec Juninho (1e et 16e) puis Tiago (11e) et vu la tentative lointaine du Brésilien s'enfuir à droite de son poteau (35e). Milan Baros (4e), François Clerc (10e) et Karim Benzema (31e) n'avaient pas pu cadrer leurs tentatives.

On aurait pu
imaginer les Lyonnais libérés et décomplexés par une première période encourageante. Il n'en fut rien. La reprise fut pourtant à leur avantage. Le coup franc de Juninho s'enfuit à droite du but marseillais (52e) et la frappe d'Abidal trouva les gants du portier phocéen (55e). A deux reprises, Sylvain Wiltord fut tout proche de doubler la mise. Sa frappe du gauche heurta le poteau (60e) et sa tête n'attrapa pas le cadre (62e).

Mais la
confiance rhodanienne est probablement encore trop friable et les blessures de ce début d'année 2007 pas encore suffisamment cicatrisées pour permettre à Juninho et aux siens de tenir un si maigre avantage. A vingt minutes du terme de la rencontre, les hommes de Gérard Houllier reculèrent, jusqu'à laisser bien seul leur portier face aux assauts répétés des Phocéens. Sur un corner de Nasri, le gardien international capta en deux temps la tête de Niang (72e), avant de claquer le puissant coup de casque de Cana (85e). Les Lyonnais avaient alors depuis longtemps laissé l'initiative à leurs hôtes. Seul Juninho sur coup franc avait contraint Carrasso à une somptueuse parade (77e).

A force de recul
er et courber l'échine sur leurs bases, les Lyonnais finirent par céder. Parti à la limite du hors jeu, Mahamadou Niang dribbla Coupet avant de marquer dans le but vide, renvoyant l'OL à ses doutes. L'addition aurait même pu être bien plus salée pour les Rhodaniens si Abidal n'avait pas sauvé la patrie rhodanienne après que Niang ait une nouvelle fois effacé Coupet.

Il y a que
lques mois, les Rhodaniens ne se seraient probablement pas satisfait de ce match nul mais cet Olympique Lyonnais là est encore convalenscent.
S'il n'a pas prof
ité du match nul concédé par le Racing Club de Lens sur sa pelouse face à Sedan, il conserve toujours treize points d'avance sur son dauphin lensois. Ce n'est pas là la moindre des satisfactions.

Si
le bilan comptable, fruit d'une première partie de saison exceptionnelle leur demeure largement favorable, à trois semaines d'une importantissime finale de la Coupe de la Ligue, les Lyonnais devront capitaliser sur les bonnes intentions affichées en première période et remettre l'ouvrage sur le métier dès la semaine prochaine contre Nancy. Histoire de ne pas gâcher une fin de saison qui pourrait bien être historique.

Fiche technique
Arbitre : M. Kalt
Météo : Doux
Durée du match : 90 minutes
Spectateurs : 38930

OL
Titulaires :
C
oupet
A
bidal
Clerc
S
quillaci
Cris
Toulalan
Juninho 79'
Cardoso Mendes
B
enzema 82'
W
iltord 71'
Baros 19'
Remplaçants :
V
ercoutre
ller
veilre
llström 82'
Malouda 71'
D
iarra 79'
Fred
Govou

Marseille
Titulaires :
C
arrasso
Civelli 53' 82'
Taiwo
Z
ubar
B
eye (c)
M
'Bami 62'
Cana
N
asri
Cisse
Niang 87'
Maoulida 62'
Remplants :
Hamel
C
antareil
Cesar
Arrache 82'
Olembe
Valbuena 62' 91'
P
agis 62'

# Posté le lundi 12 mars 2007 07:07

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 20:03